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Nos chiens courants,
raison d’être des veneurs
Avec la Fauconnerie, la vènerie est indiscutablement le mode de chasse le plus authentique et le plus naturel. En effet, ce sont les chiens de meute, encadrés uniquement "à cor et à cri " par les veneurs, qui font acte de chasse. Soucieux de notre éthique, infiniment respectueux de l'animal chassé, amoureux de nos chiens et du spectacle qu'ils nous offrent, notre passion se tourne naturellement vers eux. Nos relations sont à la fois fortes et subtiles : nous cherchons sans cesse à mieux les comprendre, à créer avec eux plus d'intimité. Avec environ 17.000 chiens, les meutes n'ont jamais été aussi nombreuses en France. La dénomination de chien d'ordre tient au fait qu'ils doivent être totalement soumis à l'homme qui les conduit à la chasse. Un équipage n'aurait aucune chance de prendre si les chiens n'étaient pas créancés sur un animal donné, s'ils chassaient plusieurs animaux au cours d'un même laisser-courre et encore moins s'ils ne chassaient pas en meute. Cette mise aux ordres des chiens résulte autant de leur origine que du dressage effectué par l'homme, quotidiennement au chenil et régulièrement à la chasse. C'est ce qui explique que les chiens, en dépit de leur instinct naturel de forcer un animal sauvage ne soient nullement agressifs.
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Photo : Olivier Alix

Photo : Olivier Alix
Photo : Olivier Alix |
Nos chiens courants,
un patrimoine vivant pour la France
C'est vers 1500 avant J.C. que les chiens courants font leurs premières apparitions. Des représentations égyptiennes montrent déjà des chasses à courre à la gazelle et au lièvre. Au moyen âge, les Celtes et les Normands furent les premiers à pratiquer ce mode de chasse à cheval et sont en quelque sorte à l'origine de la Vènerie. Plus proches de nous, les rois de France sont à l'origine de son éthique, de ses codes, de ses valeurs et de sa culture. Les Valois avaient installé leurs territoires de chasse à Chambord, Amboise et Chenonceaux. Les Bourbons, véritables passionnés, lui ont donné un essor considérable en installant leurs meutes à Versailles qui fut, au départ, le rendez-vous de chasse de Louis XIII. Ils chassèrent aussi à Fontainebleau, Compiègne et Chantilly. C'est à partir de la Révolution Française où chasser est devenu un droit pour tous, que les équipages se sont peu à peu développés. Louis Philippe abolit la Vènerie officielle et met les forêts royales en adjudication.
Aujourd'hui, la Vènerie est plus répandue que jamais : 450 équipages et presque 17 000 chiens chassent en France dans 69 départements.
La France est le pays du monde où il existe le plus grand nombre de races de chiens courants. Le standard des chiens courants édité sous l'égide de la Société Centrale Canine en dénombre 38. Elles se répartissent en chiens de petite et grande taille - moins de 0,60cm pour les premiers - et en chiens à poils durs et à poil ras. Certaines races sont d'origine exclusivement française; d'autres sont d'origine étrangère, essentiellement anglaise ou suisse; d'autres résultent d'un croisement entre les deux. Actuellement les races de chiens courants les plus utilisées par les veneurs français pour chasser à courre sont les Français, les Anglo-Français (grands et petits) et les Poitevins.
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Utilisés pour forcer un animal sauvage après plusieurs heures de poursuite, les chiens de nos équipages doivent être de véritables athlètes, possédant toutes les aptitudes physiques pour pouvoir galoper, par tous les temps, dans tous types de terrain et à un rythme soutenu pendant plusieurs dizaines de kilomètres. Mais le succès de la chasse dépend aussi de leurs qualités psychiques pour déjouer les ruses de l'animal. Pour se faire, un chien seul, aussi exceptionnel soit-il ne pourrait vaincre la bête sauvage. A l'image des loups, le chien de vènerie doit chasser en meute et sous les ordres de son maître d'équipage ou de son piqueur.
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