La vènerie entretient un ensemble de traditions qui constituent un aspect original de notre culture nationale.
Sur le plan de la technique cynégétique, les savoir-faire qu'elle met en œuvre constituent un art. La connaissance des animaux, la science du chien, s'apprennent sur le terrain au prix d'une longue expérience et se transmettent de génération en génération. Elles représentent une forme de savoir remarquable.
La Vènerie utilise un langage qui lui est propre, à la fois utile et imagé, qui n'a pas varié depuis des siècles. De nombreuses expressions sont fréquemment utilisées dans le langage courant : donner le change, sonner l'hallali, marcher sur les brisées, être aux abois etc….
Elle n'a jamais cessé, depuis qu'elle existe, d'inspirer les artistes. Ceux d'antan lui ont consacré des œuvres majeures qu'on peut voir dans de très nombreux musées. Aujourd'hui, de nombreux peintres animaliers s'intéressent à la Vènerie grâce à trois grands musées (Senlis, Gien, Montpoupon) où de nombreuses expositions sont organisées. La vènerie française a aussi engendré un instrument de musique : la trompe de chasse, qui est spécifiquement française. La pratique de la trompe est maintenue par tous les veneurs, dont elle est l'instrument de communication à la chasse, mais aussi par des artistes qui savent la porter à la perfection.
Le succès des
fêtes de la chasse animées par les équipages de vènerie démontre l'attachement du public à ce patrimoine culturel : elles accueillent au total plus de 1 million de visiteurs par an.